Logo PassMy
8 minRéglementationSécuritéPermis côtierActualité

Alcool et vitesse en bateau : les nouvelles sanctions 2026

Publié le 28 août 2026Mise à jour le 28 août 2026Équipe PassMy Côtier

Ivresse manifeste, vitesse non maîtrisée : depuis le 5 juin 2026, deux infractions visent les plaisanciers. Amendes, retrait du permis : le point.

Alcool et vitesse en bateau : les nouvelles sanctions 2026

Réglementation 2026

Alcool et vitesse en mer : ce qui a changé pour les plaisanciers

Depuis le 5 juin 2026, deux nouvelles infractions visent les conducteurs de bateaux à moteur. Ce guide vous explique ce que dit le texte, ce que vous risquez, et les bons réflexes de chef de bord.

En vigueur depuis

5 juin

2026 (décret n° 2026-434)

Amende maximale

750€

contravention de 4e classe

Retrait du permis

1 an

durée maximale

Un verre au mouillage, une pointe de vitesse pour rentrer au port avant la nuit… et si un semi-rigide de la gendarmerie maritime vous faisait signe de stopper ?
Jusqu'à cet été, la réponse était floue : contrairement à la route, aucun texte national ne sanctionnait spécifiquement l'alcool à la barre d'un bateau de plaisance.

Ce n'est plus le cas. Depuis le 5 juin 2026, le décret n° 2026-434 crée deux infractions qui concernent directement tous les titulaires du permis côtier : l'ivresse manifeste et le défaut de maîtrise de la vitesse. Voici ce qu'il faut retenir — pour vos sorties comme pour l'examen.

Sommaire rapide

  1. Ce qui a changé le 5 juin 2026
  2. Ivresse manifeste : pas de seuil, une appréciation
  3. Vitesse : "constamment maître de son navire"
  4. Le tableau des sanctions
  5. Mer vs route : les différences à connaître
  6. Les bons réflexes du chef de bord
  7. FAQ finale

Ce qui a changé le 5 juin 2026

Le décret n° 2026-434 du 2 juin 2026, publié au Journal officiel le 4 juin, introduit dans le code des transports deux contraventions visant les conducteurs de navires de plaisance à moteur :

  • la conduite en état d'ivresse manifeste ;
  • le défaut de maîtrise dans la conduite du navire, notamment de sa vitesse.

Les deux sont des contraventions de 4e classe : amende forfaitaire de 135 €, pouvant monter jusqu'à 750 €. Et le texte prévoit des peines complémentaires qui font mal : retrait du permis plaisance jusqu'à 1 an et confiscation possible du navire.

Pourquoi maintenant ? Parce que les campagnes de sécurité des préfectures maritimes pointent chaque été les mêmes causes d'accidents : vitesse excessive près des côtes et comportements à risque. Les contrôles d'été disposent désormais d'un outil juridique simple pour verbaliser.

Ivresse manifeste : pas de seuil, une appréciation

Première surprise pour beaucoup de plaisanciers : le texte ne fixe aucun taux d'alcoolémie. Pas de 0,5 g/l comme sur la route, pas d'éthylotest systématique.

La règle est comportementale :

Ce n'est pas un chiffre qui déclenche la sanction, mais l'état observable du conducteur.

Les agents caractérisent l'ivresse manifeste à partir de signes concrets : haleine fortement alcoolisée, propos incohérents ou confus, difficultés d'élocution, troubles de l'équilibre, démarche titubante, agressivité.

Concrètement :

  • Qui est visé ? Le conducteur du navire de plaisance à moteur — pas les passagers.
  • Ce que vous risquez : jusqu'à 750 € d'amende, un retrait du permis pouvant atteindre 1 an, et la confiscation du navire si vous en êtes propriétaire ou si vous en disposez librement.
  • La zone grise : l'appréciation est laissée aux agents. Un apéritif modéré n'est pas interdit, mais dès que votre comportement trahit l'alcool, vous êtes verbalisable.
Réflexe simple : à bord comme sur la route, désignez un "Sam de la mer". Celui qui barre au retour ne boit pas — c'est aussi lui qui répond du bord en cas de contrôle.

Vitesse : "constamment maître de son navire"

Deuxième infraction : le défaut de maîtrise. Le conducteur doit rester constamment maître de sa vitesse et l'adapter aux circonstances. Le texte cible des situations que vous connaissez déjà si vous préparez le permis côtier :

  • croisement ou dépassement d'autres navires ;
  • trafic dense (sortie de port, chenal, zone de mouillage) ;
  • visibilité réduite : nuit, pluie, brume ;
  • proximité de baigneurs, de plongeurs ou d'obstacles.

Cette logique ne sort pas de nulle part : c'est l'esprit de la règle 6 du RIPAM (vitesse de sécurité), que tout candidat au permis révise déjà. La nouveauté, c'est qu'un manquement est désormais verbalisable directement, par amende forfaitaire de 135 €, sans attendre l'accident.

Rappel utile : cette exigence s'ajoute aux limitations locales existantes, comme les 5 nœuds dans la bande des 300 mètres du littoral.

Le tableau des sanctions

Les deux nouvelles infractions du décret n° 2026-434

InfractionComment elle est constatéeSanctions encourues
Ivresse manifeste à la conduiteSignes observables (haleine, élocution, équilibre, comportement) — aucun seuil d'alcoolémie chiffré.Contravention de 4e classe (jusqu'à 750 €), retrait du permis jusqu'à 1 an, confiscation possible du navire.
Défaut de maîtrise (vitesse)Vitesse inadaptée aux circonstances : croisements, trafic dense, visibilité réduite, proximité de baigneurs.Contravention de 4e classe : amende forfaitaire de 135 €, jusqu'à 750 €.

À noter : ces sanctions s'ajoutent à celles que vous connaissez déjà, comme l'amende pouvant atteindre 750 € par équipement de sécurité manquant lors d'un contrôle — on vous en parlait dans notre check-list Division 240.

Mer vs route : les différences à connaître

Ces repères font d'excellentes questions de QCM… et d'excellents sujets de discussion au ponton :

  • Pas de seuil d'alcoolémie en mer : la route sanctionne à partir de 0,5 g/l ; en mer, c'est l'ivresse manifeste qui compte.
  • Pas de permis à points : le permis plaisance n'a pas de points, mais il peut désormais être retiré jusqu'à 1 an pour ivresse manifeste.
  • Pas de limitation générale de vitesse au large : pas de "130 km/h" en mer, mais une obligation permanente d'adapter sa vitesse — plus exigeante qu'un simple chiffre, car elle s'apprécie à chaque instant.
  • Une constante : dans les deux cas, c'est le conducteur qui est responsable. En mer, le chef de bord répond aussi de la sécurité de son équipage.

Les bons réflexes du chef de bord

1. Celui qui barre ne boit pas

C'est la traduction pratique de l'ivresse manifeste : gardez un conducteur sobre, surtout pour la rentrée au port — le moment où fatigue, soleil et apéritif se cumulent.

2. Adaptez l'allure avant qu'on vous le demande

Chenal, zone de mouillage, baigneurs, brume : réduisez franchement et tôt. Une vitesse "légale" peut être fautive si elle est inadaptée aux circonstances.

3. Respectez la bande des 300 mètres

5 nœuds maximum près des plages : c'est la zone la plus contrôlée l'été, et celle où un excès se voit le plus.

4. Gardez le bord en règle

Un contrôle qui commence par l'alcool ou la vitesse se poursuit souvent par l'armement de sécurité. Gilets, feux à main à jour, coupe-circuit : vérifiez avant de larguer.

Sources officielles

Informations à jour au 28 août 2026, données à titre indicatif : les conditions exactes d'application figurent dans les textes officiels.

Pour aller plus loin :

FAQ : alcool et vitesse en mer

Quel est le taux d'alcool autorisé en bateau ?+

Il n'existe pas de seuil chiffré comme sur la route. Depuis le 5 juin 2026, c'est l'ivresse manifeste qui est sanctionnée : un état d'ébriété visible du conducteur (haleine, élocution, équilibre, comportement), apprécié par les agents lors du contrôle.

Que risque-t-on en cas d'ivresse manifeste à la barre ?+

Une contravention de 4e classe pouvant atteindre 750 €, un retrait du permis plaisance jusqu'à 1 an, et la confiscation possible du navire si le conducteur en est propriétaire ou en dispose librement.

La règle sur la vitesse concerne-t-elle aussi les voiliers ?+

Le décret n° 2026-434 vise les navires de plaisance à moteur. Mais l'obligation d'une vitesse de sécurité adaptée aux circonstances s'applique à tous les navires via la règle 6 du RIPAM — et elle tombe régulièrement au QCM.

Les passagers ont-ils le droit de boire à bord ?+

Le texte sanctionne le conducteur, pas les passagers. Le chef de bord reste toutefois responsable de la sécurité de l'équipage : un équipage alcoolisé augmente le risque de chute à la mer, l'une des premières causes d'accident mortel en plaisance.

Ces nouvelles règles tombent-elles à l'examen du permis côtier ?+

Les questions officielles évoluent avec la réglementation. La vitesse de sécurité, la bande des 300 mètres et les responsabilités du chef de bord font déjà partie des thèmes récurrents du QCM : ces nouveautés s'y rattachent directement.

Continuer sur mobile

Réviser le code directement depuis votre iPhone ou Android

Après la lecture, passez en mode entraînement avec des QCM ciblés, des examens blancs chronométrés et un suivi de progression sur l’app PassMy Côtier.